La Fenice

Présentation en vidéo de l'immeuble la Fenice

Présentation en vidéo de l'immeuble la Fenice

par Christina Meissner, référente-projet de l’immeuble au sein du Conseil de Fondation de la FMCV

« Si l’immeuble de la Fenice et ses aménagements contribuent à la qualité de vie des habitants, alors l’objectif de la FMCV aura été atteint… de même que le mien »

Le mot de Martin Staub, maire de Vernier

« Ces nouveaux logements abordables sont une étape importante dans ce quartier de Châtelaine en plein bouleversement. »

La Fenice dans les médias

Plus qu’une adresse, un nom pour cet immeuble de caractère: La Fenice

À l’angle de l’avenue de Châtelaine 78 et de la rue de Maisonneuve 2, se dresse une nouvelle réalisation Minergie P érigée sur une galette commerciale occupée par la Coop. Elle abrite 12 appartements sur 4 étages, de 3 à 5 pièces (LUP), ainsi que deux logements de 4 pièces (ZDloc) avec terrasses en attique et des aménagements extérieurs favorables à la nature.

Pourquoi « La Fenice » ?

La Fenice désigne un célèbre théâtre vénitien construit au XVIIIème siècle, un joyau de l’opéra italien. Mais la traduction française en est le Phénix, oiseau mythologique légendaire, dont le pouvoir lui permet de renaître de ses cendres. Ce nom avait été choisi par les propriétaires d’une des 3 parcelles dont il s’agit ici, pour l’exploitation de leur restaurant. Le nouveau bâtiment actuel se nomme ainsi en leur honneur, mais la Fenice fait référence également à la symbolique d’une deuxième vie, totalement justifiée dans ce projet.

En effet, la route fut longue, puisqu’après le décès de son mari, Madame Da Riva décide en 2010 de se pencher sur les possibilités d’une promotion sur sa parcelle de 624m2. Finalement le programme s’articule autour de son lot et des 2 terrains adjacents, l’un de 306m2 appartenant à État de Genève, l’autre de 406m2 détenu par la Commune de Vernier. Bien-entendu, il se doit d’intégrer les contraintes imposées par le PLQ (Plan Localisé de Quartier). Accorder les violons des 3 intervenants sur l’épineuse question des droits de superficie n’est pas chose aisée. De plus, l’État, dans l’impossibilité de vendre à cause de son droit de préemption, finit par céder sa parcelle à la Commune. À cet endroit se dresse alors un ancien bâtiment de 1900 qui doit subir une expertise énergétique exigée par la loi dans le but de fixer les loyers. Sa voisine immédiate est une minuscule Coop, la plus petite de Suisse, locataire de la Commune. Cette dernière et la propriétaire privée confient le projet de développement à la Fondation des Maisons Communales de Vernier (FMCV). La soumission de l’entreprise totale est finalement signée fin 2017, le chantier démarre en février 2018 et le bâtiment est livré en novembre 2019.

L’important, c’est le rose

Cette couleur est l’ambassadrice de délicatesse et bonheur… Tout simplement d’une énergie positive mais dynamique. « Voir la vie en rose » résume bien cette connotation. Ce doit certainement être le cas des habitants de la réalisation puisque cette teinte revêt l’ensemble des façades et qu’une fresque de clématites, réalisée par l’artiste Marion Jiranek, agrémente l’entrée et les étages de l’immeuble. Il se détache dans le gris du bâti environnant, apportant une jolie touche de gaieté le long de l’avenue de Châtelaine, artère passante et animée.

La petite Coop devenue grande

Une banderole « Coop » flotte au vent et invite les clients à découvrir un espace généreux et bien achalandé de 500m2. Sa surface totale atteint environ 2000m2 avec son stockage au rez et en sous-sol.  La commune et la FMCV souhaitaient faire renaître son ancêtre la micro Coop afin d’optimiser la qualité de vie des habitants, maintenir un supermarché de proximité faisant partie de cette démarche de même que la pose de bancs à son entrée.

Des appartements aussi calmes que possible

Au-dessus du supermarché, l’immeuble déploie ses ailes. En effet, tous les appartements sont lotis de balcons d’environ 6m2 dans les angles, donnant cette impression aérienne. Leurs garde-corps et ceux des fenêtres, en verre translucide, contribuent à la légèreté visuelle. À noter que 3 parois phono-absorbantes se déroulent verticalement au centre de la façade. De même, les planchers au-dessous des balcons sont réalisés d’un matériau phono absorbant. Dans les chambres, le traitement de l’acoustique reste de mise également, grâce à la pose d’un vitrage extérieur qui, mis en imposte, laisse circuler l’air, mais pas les nuisances sonores. Un autre défi acoustique surgit d’ailleurs lorsqu’il faut trouver une solution qui protège les habitants de la PPE voisine des manœuvres des camions de la Coop. Un sas extérieur au bâtiment ainsi qu’un mur antibruit ont mis fin avec succès à la polémique.

Un immeuble énergétiquement exemplaire

Le défi acoustique demeure l’une des exigences majeures de la Fondation mais il reste couplé à la maximisation des performances énergétiques du bâtiment. Dans ce but, des sondages géothermiques profonds sont réalisés. Ces valeurs écologiques expliquent en outre le choix d’obtenir le label Minergie P.

Favoriser la nature jusque sur le toit

Les considérations environnementales sont une préoccupation fondamentale de la FMCV raison pour laquelle la fondation a décidé de favoriser la Nature en Ville avec le projet de la Fenice. En ce sens, un maximum de surfaces planes ont été végétalisées : 585m2 entre les 2 toitures, celle de l’étage d’attique et celle de la Coop. Devant le supermarché se dressent 4 arbres majestueux ainsi qu’un jardinet dans l’arrière-cour. Bien qu’exigu, l’espace autour du bâtiment est exploité de manière optimale afin de créer des espaces de verdure, concept défini en étroite collaboration avec l ‘OCAN (Office de l’agriculture et de la nature de l’État de Genève) et l’HEPIA (Haute école du paysage, d’ingénierie et d’architecture). Ainsi, un ravissant jardin naturel de 140m2 est créé à l’arrière du bâtiment.
Le mur Nord du bâtiment a été végétalisé. Des vignes vierges et du lierre viendront recouvrir le couvert de la Coop et le reste du mur favorisera le développement expérimental de mousses. C’est un projet pionnier à Genève, destiné à observer le développement de la « micro-faune dans la micro-forêt ».

Visionner la vidéo de Julie Steffen, HEPIA

Au sol, une poudre de tuile concassée recyclée…rose vif, attire le regard et communique immédiatement sourire et entrain. L’accent est mis sur la biodiversité des espèces, avec un choix d’arbustes d’origine indigène, demandant peu d’entretien (argousier, prunelier, etc.).

Ce cocon offre ainsi la possibilité à la flore et à la faune d’évoluer de concert, dans un espace urbanisé mais pratiquement sans présence humaine, puisque les espèces choisies s’autogèrent presque, en adéquation avec leur environnement. La flore demeure un écrin naturel pour la faune et insectes de toutes sortes. Pour favoriser le phénomène, des nichoirs spécifiques et autres refuges sont prévus pour les hérissons, les lézards, les oiseaux, insectes et chauve-souris. Pour conclure, cette réalisation reste avant-gardiste et visionnaire. Elle veille au bien-être de ses habitants tout en invitant une alliée de poids contre le réchauffement climatique : Dame Nature.

L’immeuble de la Fenice fait partie des 1001 sites de Nature en ville

Visionnez ci-contre la vidéo sur la Nature en Ville réalisée par l’Etat de Genève.

Autre ressources

Les Jardins de la Fenice
Télécharger ici (format .pdf)…

Galerie de la pose de la 1ère pierre
Lien ici (archives)

Réflexion d’un voisin de l’immeuble de la Fenice
Lien vers le fichier .pdf préparé par Luis Cabrita

La parole à …

La parole à Luis Cabrita, voisin de l’immeuble de la Fenice

La famille Mesli Bovayed qui habite l’immeuble de la Fenice

La parole à Muwavak Saleh, voisin de l’immeuble de la Fenice

Réalisation de la page Internet : Christina Meissner et Miguel Limpo, FMCV
Remerciements: Mme Sylvia Schadegg pour la base du texte repris de son article paru dans la revue Edifice Magazine